Innover pour la transmission des savoirs

La Fondation à l’Hôtel de Vogüé

La Fondation Robert de Sorbon, anciennement la Société des amis des universités de Paris fondée en 1899, a été créée et reconnue d’utilité publique par décret du 12 mai 2009.

La Fondation est désormais un lieu ouvert au public, avec un programme d’expositions consacrées à l’innovation dans la transmission des savoirs.

Depuis le 1er octobre 2021, son siège est l’Hôtel de Vogüé, dans le 7e arrondissement de Paris, dans les anciens locaux du Commissariat général au Plan.

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Histoire

Fondée en 1899, la Société des amis des universités de Paris a notamment accompagné la création, en 1919, des Cours de civilisation française de la Sorbonne, cours de français langue étrangère à destination d’étudiants internationaux, dans un esprit de retour à la paix à l’issue de la Première Guerre mondiale.

 

En 1958, elle bénéficie également de la dévolution des biens de la Société pour l’Instruction Élémentaire, fondée en 1815 sous l’égide de Lazare Carnot, reconnue fondation d’utilité publique en 1831.

Gouvernance

La Fondation Robert de Sorbon est dotée d’un conseil de surveillance, au sein duquel siègent les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, ainsi que le recteur-chancelier des universités de Paris. Les membres actuels du Conseil de surveillance sont :

 

  • Jean-François Bensahel, président du Conseil de surveillance
  • Jean-Jacques Duby, vice-président

 

Au titre des représentants institutionnels:

 

  • Marine Fabre, représentante du ministère de l’Intérieur
  • Jean-François Pactet, représentant du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
  • Christophe Kerrero, recteur de l’Académie de Paris, chancelier des universités de Paris et d’Île-de-France

 

Au titre des personnalités qualifiées:

 

  • Michel Carmona
  • Barbara Cassin
  • Guillaume Métayer
  • François Perret
  • Sabine Wespieser
Équipe
  • David Fajolles, président du directoire
  • Emmanuel Mahé, membre du directoire

 

  • Christian Mantei, président de Robert de Sorbon Participations

 

  • Jakob Haesler, conseiller innovation & stratégie
  • Pascale Thumerelle, conseillère impact & engagement

 

  • Jean-Baptiste Hennequin, conseiller pour les programmes
  • Ollivier Pourriol, conseiller pour les programmes
  • Cécile Ladjali, responsable du programme Baudelaire

 

 

  • Olivier Dontot, directeur administratif et financier
  • Eric Monicat, directeur des ressources humaines
  • Delphine Quoi, directrice de la communication
  • Florian Raoult, responsable d’exploitation
  • Hannah Balme, chargée de mission pour les programmes
  • Julian Cannelle, chargé de communication
  • Luisa Tabush, stagiaire, chargée de programmes

Expositions

Programmation artistique et culturelle de la Fondation

Programmation 2022

Janvier – Juin : Alep, un voyage au cœur de 5 000 ans d’histoire
Janvier – Mars : Mémoires d’objets
Janvier – Juin : Transmission(s)

Le Café suédois, notre partenaire, est installé dans les écuries de l’Hôtel de Vogüé. Sa terrasse vous invite les beaux jours à vous installer loin
du tumulte parisien.
 
Horaires : 12h-18h

Alep, un voyage au cœur de 5000 ans d’histoire

La ville d’Alep, située dans le Nord-Ouest de la Syrie, témoigne d’une richesse architecturale et d’une histoire millénaire. Depuis 2011, la guerre civile syrienne a causé de nombreux dommages aussi bien humains que matériels.  Iconem, en collaboration avec la Direction syrienne des Antiquités et des Musées, numérise en 2017 la Vieille ville d’Alep et son patrimoine.

La Fondation Boghossian (Bruxelles) accueille en 2020 une exposition immersive et exclusivement numérique intitulée « Alep, Voyage au coeur de 5000 ans d’histoire ». Cette exposition présentant les modèles 3D d’iconem offre une immersion historique et mémorielle.

Les visiteurs sont plongés au cœur de sept monuments de la vieille ville d’Alep : la Citadelle et son temple néo-Hittite, la Mosquée des Omeyyades, le Souk, la maison ottomane Beit Achiqbash, la Madrasa Al-Halawiyah et le hammam Yalbougha.

L’exposition sera installée à la Fondation en février 2022 et accueillera les visiteurs du lundi au vendredi de 10h à 18h.

Transmission(s)

7 février – 30 juin 2022

Le langage construit une réalité ou des réalités, et ce d’autant plus à l’heure du machinique.

Est-ce que le numérique influe sur le langage ? Laisse-t-il la place à des ruptures, à des irrégularités de la langue qui signent une langue, une personnalité ?

Les langues, à travers le monde sont-elles des passerelles, des limites entre nous et le monde ?

Cécile Babiole, Magali Desbazeille, Antoine Schmitt, sont des pionniers des arts numériques en France et ouvrent de manière symbolique la première exposition artistique de la Fondation.

Dès les années 90, ces artistes se sont emparés des outils numériques, s’inscrivant eux-mêmes dans une histoire déjà très longue des arts liés aux technologies.

Critiques, observateurs, activistes dans leurs pratiques, chacun d’eux apporte un regard singulier et souvent ironique sur les médias d’aujourd’hui. Image, son, interactivité, chaque média est exploré, disséqué, interrogé, le plus souvent avec une distance ironique.

Il nous a semblé important d’écrire le point de départ de cette programmation avec ces trois artistes tous issus de cette même génération mais avec chacun un regard à la fois pertinent et impertinent sur les nouveaux medias.

Du cyberféminisme de Cécile Babiole, aux performances pleines d’humour et d’intelligence de Magali Desbazeille et aux réflexions sur l’essence du numérique avec Antoine Schmitt, une première pierre est posée, une réflexion sur le langage. 

Curatrice : Natacha Duviquet

Antoine Schmitt, Psychic

2004

Installation interactive

 

Ordinateur, programme spécifique, caméra de surveillance, vidéoprojecteur, hauts-parleurs

Psychic « voit » les spectateurs et décrit ce qu’elle voit par des phrases qui s’écrivent en temps réel sur le mur. Le texte s’affiche lettre à lettre, comme s’il était tapé sur une ancienne machine à écrire. On entend le son si caractéristique de cette machine, donnant ainsi une dimension paradoxale au dispositif : à la fois ancien (une mécanographie) et contemporain (une « intelligence artificielle » invisible mais agissante). Ce dispositif étrange perçoit le monde un peu différemment de nous : il voit mal mais il est très sensible aux états internes et aux motivations des spectateurs.

Magali Desbazeille, Les Mobinautes latinisés

2013

Photos-objets

 

De la diffusion mondiale de l’alphabet latin par un simple outil de communication : le téléphone à touches. Ou comment Chinois, Coréens, Russes, Grecs, Algériens, Marocains sont obligés de latiniser leur langue pour envoyer des SMS.

En 2013, Magali Desbazeille a réuni dans une installation comme des photographies de famille, des paroles de mobinautes. Ils relatent leur latinisation massive engendrée par l’usage du téléphone à touches depuis le début du millénaire, partant d’univers linguistiques différents dans leurs graphies alphabétiques ou idéogrammatiques. Qu’en est-il en 2022 de cette latinisation ? Comment certains jonglent-ils entre plusieurs langues et plusieurs alphabets du monde ?

Cécile Babiole, Euh…Disfluences

2015

Vidéo monobande (boucle, 8min.30)

 

Contrairement à l’écrit, l’oral est parsemé de petites hésitations, répétitions, allongements syllabiques, qui viennent perturber la fluidité de la parole. Ces discontinuités sont appelées «disfluences ». Elles ont pour fonction de faire patienter l’interlocuteur pendant l’élaboration du discours, elles traduisent les émotions, le stress mais aussi le profil sociologique du locuteur. En apparence disruptives, ces failles du discours sont en fait des liants dans l’enchaînement des idées en cours d’énonciation. Elles sont le propre de l’oralité, même les communicants les mieux entraînés ne peuvent y échapper.

À ce jour, les logiciels de transcription automatique basés sur l’intelligence artificielle sont encore peu capables de prendre en compte les disfluences, et font de cette particularité humaine une forme de résistance au nouveau régime tout numérique qui envahit le quotidien.

Réalisée et montée à partir d’un entretien avec Olivier Baude, docteur en science du langage et directeur scientifique de l’Observatoire des pratiques linguistiques (DGLFLF), la vidéo Euh… ! Disfluences met au premier plan les ratés de la parole et les rend perceptibles grâce à un sous-titrage créé à cet effet.

Mémoires d’objets

19 Janvier – 10 mars 2022

La Fondation Robert de Sorbon et l’association Maisons de la Sagesse-Traduire présentent Mémoires d’objets – une exposition qui accueille la parole, en français, de quatre « porteurs de récits » à travers trois triptyques.

L’objet de mémoire est là, qui, fonctionnel ou non, matériel ou non, représente un temps dépassant sa présence. Il est celui dans lequel s’enracine la mémoire, celui qui convoque des gestes, des mots, des langues, des sons, des saveurs, des images, des espaces, bref, un récit de vie.

Dans une muséo-banque, le récit de vie porté par l’objet réactualise le passé et ancre un projet futur dans une histoire de vie. La valeur du triptyque objet-récit-projet d’entreprise sert de garantie à un microcrédit auquel le porteur de projet, dans le contexte actuel, n’est pas éligible. La muséo-banque, ni musée ni banque, est un espace d’accueil et de partage d’objets, de récits, d’histoires singulières de porteurs de projets qui problématise les dispositifs traditionnels de conservation et d’exposition, établissant ainsi un nouveau régime de valeurs.

Ana, Jawid, Yacine et Kama invitent à un voyage dans l’entrelacement des mémoires et des langues qui dessine un territoire.

Convívio

avec Ana      

 

Ana présente une robe blanche et deux passeports de sa mère, l’un portugais, du temps de la colonisation et l’autre, capverdien, délivré juste après l’Indépendance. Ils accompagnent son récit de vie, fil conducteur qui mène à son projet de création d’une entreprise polyvalente de nettoyage (chantiers, bureaux, ménage à domicile…) ancrée sur un territoire en pleine mutation urbaine.

Ana a quitté son île de Santiago à 16 ans, vêtue de cette robe blanche envoyée par sa mère déjà en France. La robe raconte la vie d’avant, les couleurs vives des maisons, la lumière brûlante sur des sols arides, les odeurs et les musiques entre le paradis et la lutte pour la survie. Elle lui permet aujourd’hui de construire son projet d’entreprise en restant au plus près de son histoire de vie qui s’inscrit dans l’histoire collective des migrants capverdiens à travers le monde.

« Nous, quand on voyage, on a saudade et morabeza. Saudade, c’est quand on est loin et que l’on sent le manque du pays. Morabeza, c’est quand on revient, c’est comme si on n’était jamais parti ».

« Sodade é horas ki nu sta longi ku nostalgi de nós terra. Morabesa regresa pa nós terra sima ki nunca nu sai. ».

Sur la voie de Fantani, les saveurs du Mali

avec Yacine et Kama

 

Yacine présente le boubou donné par sa mère au moment de leur séparation et Kama présente le mortier et le pilon sans lesquels les saveurs des céréales de son pays s’évanouissent et se banalisent.

Ces objets qui viennent de Ségou, en pays bambara, et de Kayes, en pays khassonké, alimentent un dialogue permanent entre Yacine et Kama qui, dans la suite des engagements de la grande chanteuse Fantani Touré en faveur des droits des femmes, veulent créer un lieu de rencontres autour des produits et des plats du Mali. Elles veulent faire découvrir la diversité de leurs cuisines et de leurs cultures, passer « de la terre à la fourchette » avec des produits bio du Mali, faire renouer des exilés de trente ans avec les saveurs de leur jeunesse, créer un lieu associatif humanitaire et culturel autour d’activités de cuisine-vente de denrées alimentaires bio et d’activités de cuisine-traiteur de plats du Mali.

De Ségou à Kayes, bon appétit !

« Un tô sauce gombo de Ségou : 500g farine de mil, de sorgho, de maïs, de manioc, 2L d’eau, des gombos, des oignons… et un djouka de Kayes : 500g de fonio et 200g d’arachides réduits en poudre avec le pilon, 10 petits gombos râpés, 1 cuillère à café de bicarbonate de soude ou ½ cuil- lère à café de potasse diluée dans un verre d’eau, 10 gros oignons, de gros morceaux de poulet…».

Musiques et poésie du monde, d’Asie et d’ici

avec Jawid

 

C’est son premier harmonium, « son ami », que Jawid, né à Mazâr-e Charîf en Afghanistan, a choisi comme fil d’Ariane pour tisser l’histoire de sa vie jusqu’à son arrivée en France il y a 4 ans. Il travaille dans une association d’accueil de migrants et voudrait créer avec ses amis une entreprise qui organise des événements (concerts, lectures, éditions) pour célébrer les passages entre les musiques, les poésies et les langues de l’Afghanistan à l’Europe en passant par l’Inde, l’Iran, le Turkménistan…

 

Jawid est allé de l’Afghanistan à l’Iran au gré des secousses talibanes, jusqu’à son arrivée en Inde, à Pune. Il y fit des études de commerce et poursuivit en même temps pendant plusieurs années des études de musique dans une gharana où il s’initia au genre du ghazal.

 

Aujourd’hui il fait chanter Ronsard, Éluard, Baudelaire en pachto, en persan, en hindi, en bengali.

 

Paul Éluard, « Liberté »

 

« Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.»

 

هملک کی ییاناوت هب

من زندگی ام را دوباره آغاز میکنم

من برای شناختن تو تولد شده ام

و برای نام بردن تو

آزادی

د یوې کلمې په ځواک سره

زه خپل ژوند بیا پیلوم

زه ستاسو د پیژندلو لپاره زیږیدلی یم

او تاسو نومول

آزادي

 

এবং একটি শক্তিশালী শব্দের মাধ্যমে

আমি আমার জীবন পুনরায় শুরু করব

আমি জন্মেছি পুনরায় ত_োমাকে জানার জন্য

এবং ত_োমাকে পরিচিত করার জন্য।

স্বাধীনতা

La Fondation Robert de Sorbon et l’association Maisons de la sagesse-Traduire présentent trois dispositifs proposant chacun un objet, un récit, un projet d’entreprise portés par des habitants de Plaine Commune.

L’objectif est de mettre en valeur les histoires de vie et la diversité des cultures qui font la richesse du territoire, et de créer ainsi de nouveaux outils de compréhension réciproque.

Commissariat : Association Maisons de la sagesse-Traduire
Scénographie : Studio Adrien Gardère
Design sonore : Joris Lacoste
Images : Regard-Caméra
Son : Just LX
Montage et mixage : Studio Adrien Gardère
Plateformes techniques : Depuis 1920

Avec le soutien de : Ministère de la Culture, Campus Condorcet, GED, Maison des sciences de l’homme Paris Nord, CNRS, Fondation Robert de Sorbon, Bureau des Heures Invisibles, Danone

Collège

Le Collège Robert de Sorbon

Le Collège de la Fondation invite des personnalités académiques internationales reconnues comme prescriptrices dans le débat public global.

Leur séjour de travail en France comprend : une conférence dédiée à leur analyse critique de la réception de leurs travaux de recherche dans les espaces publics démocratiquesune rencontre avec leurs pairs; un grand entretien, pour le média en ligne de la Fondation.

Le Collège a pour but de proposer aux universitaires francophones l’occasion d’un dialogue régulier portant sur des analyses stratégiques de référence et des outils pratiques pour renforcer la place des savoirs dans le débat public. 

Éclaireurs

Les Éclaireurs

Les Éclaireurs ont pour mission d’identifier, de collecter et de partager des pratiques innovantes dans la transmission des savoirs. 
 
Chaque année, une promotion de dix personnalités venant de toute l’Europe issues de l’université, de l’édition, de la presse ou de la production audiovisuelle participent à un programme de rencontres en quatre étapes (3 à 5 jours par trimestre), incluant deux séquences internationales, afin de développer une approche comparative des enjeux de prescription et de recommandation, et de mieux prendre en compte les rapports de force entre langues. 
 
À chaque destination, les Éclaireurs rencontrent des acteurs essentiels de la diffusion des savoirs des industries culturelles qui en sont les relais. Il s’agit d’analyser avec eux les solutions originales qu’ils ont expérimentées ou mises en place (fabrique de notoriété, longue traîne, vulgarisation, médias spécialisés, pure players, réseaux sociaux, curation de contenus, etc.), et de participer également à des exercices d’intelligence collective autour des enjeux émergents de communication et de visibilité des savoirs.
 
En fin d’année, les Éclaireurs proposent des recommandations en matière de nouvelles pratiques et d’initiatives innovantes, à destination des acteurs publics comme privés (enseignants, universités, institutions, médias, tous confrontés à de nouvelles formes de démonétisation des savoirs savants). 
Eclaireurs @BertouxQuentin

Quentin Bertoux

Manufacture

La Manufacture de la Curiosité

La Manufacture de la Curiosité est un pôle de soutien à l’innovation responsable dédiée à la transmission des savoirs. 

Elle sélectionne chaque année des projets entrepreneuriaux européens pour leur engagement à promouvoir la diversité linguistique et la diversité des expressions culturelles, en particulier en matière de contenus pédagogiques, linguistiques et culturels, dans une logique de développement responsable des nouvelles technologies (modèles de langage, traduction, recommandation de contenus, augmentation de l’expérience).

Les projets retenus sont hébergés par la Fondation et bénéficient d’un accompagnement personnalisé impliquant experts, investisseurs et universités de recherche. 

Manufacture @GeorgeMathen

George Mathen

Enseignement

Les Cours de civilisation française de la Sorbonne

Serge Bloch

Étudier la langue et la culture françaises dans un cadre exceptionnel et une institution prestigieuse

Les Cours de civilisation française de la Sorbonne (CCFS), sont un établissement d’enseignement supérieur libre. Ils accueillent des étudiants venus du monde entier pour apprendre la langue et la civilisation françaises. Forts de leur héritage universitaire, ils dispensent un enseignement innovant, adapté aux enjeux contemporains.

Un siècle au service de la langue française et de sa diffusion

Les Cours de civilisation française de la Sorbonne ont été fondés en 1919 par la Société des Amis de l’Université de Paris. Créée en 1899 par l’Université de Paris, alors unique, celle-ci avait pour mission de contribuer au rayonnement international de la Sorbonne. Les Cours de civilisation française de la Sorbonne appartiennent aujourd’hui à la Fondation Robert de Sorbon, reconnue d’utilité publique par décret du Premier ministre le 12 mai 2009, ainsi nommée en l’honneur de Robert de Sorbon, fondateur en 1253 de la Sorbonne.

Plus d’informations concernant les Cours de civilisation française de la Sorbonne sur leur site.

Le Programme Baudelaire

Expérimenter les nouveaux formats transdisciplinaires denseignement de la littérature

Dans un double objectif de contribuer à la promotion de la culture française et de l’égalité des chances, le Programme Baudelaire (Fondation Robert de Sorbon) met à disposition d’une vingtaine d’étudiants par an une formation interdisciplinaire et expérimentale à la littérature, en alliant l’exigence d’un propos universitaire théorique à l’exploration pratique de l’écriture, des arts plastiques et de la mise en scène afin de faire entrer de plain-pied les étudiants dans la fabrique du texte littéraire et l’univers des œuvres.

L’échange constant avec différentes institutions culturelles et d’enseignement (théâtres, Maison de la Poésie, Maison des écrivains, maisons d’édition, Lycée international franco-américain de San Francisco) offre aux étudiants une ouverture sur différents corps de métiers impliqués dans la promotion de l’accès à la littérature.

Cette année (2021-2022), ce sont seize étudiants issus de zone d’éducation prioritaire et un étudiant issu des Cours de civilisation française de la Sorbonne qui participent au Programme Baudelaire, sous la direction d’une équipe enseignante internationale.

Les professeurs du Programme Baudelaire

Cécile Ladjali

Écrivain, professeur agrégée de Lettres, Cécile Ladjali est l’auteur de romans, d’essais et de pièces de théâtre. Elle a publié des entretiens avec le philosophe, George Steiner, Éloge de la transmission, (Albin Michel, 2003) et en 2007 son essai, Mauvaise langue (Le Seuil), a reçu le prix Femina pour la défense de la langue française. À travers son enseignement, elle a à cœur de lier exigence universitaire et sensibilité d’écrivain.

Florient Azoulay

Dramaturge, Florient Azoulay fonde avec Xavier Gallais la Compagnie KGA. Son œuvre compte des pièces, des essais et des livres d’art. Traducteur du théâtre, il dirige avec Yan Brailowsky une nouvelle édition des œuvres de Shakespeare publiés aux Belles Lettres. Depuis 2019, il est le co-directeur artistique et pédagogique de La Salle Blanche, le laboratoire de l’acteur-chercheur à Paris.

Marco Castilla

Artiste plasticien et professeur d’Arts plastiques, Marco Castilla enseigne au Cours Morvan à Paris, intervenant régulièrement à la Fémis, il transmet aux élèves sa maîtrise de la peinture, de la sculpture, de la photographie, et de la vidéo. Dans le cadre du Programme Baudelaire, il est en charge d’un enseignement pratique, où il accompagne les élèves dans la réalisation d’œuvres en rapport avec le contenu des enseignements.

Michelle Alison Haner

Michelle Haner est diplômée de l’université Harvard, de l’École Jacques le Coq, de l’université de Paris, ainsi que de l’université de Los Angeles. Aux États-Unis, elle a travaillé comme comédienne et metteur en scène avec de nombreuses compagnies ainsi que dans le domaine du cinéma et de la télévision. Elle a traduit des pièces et organisé des co-créations avec des artistes français. Elle est aussi professeur au Lycée international franco-américain de San Francisco, où elle enseigne le théâtre et dirige la Compagnie “Back à dos”.

Ismini Vlavianou

Diplômée en Lettres classiques (Université d’Athènes), docteure en Littérature comparée (Paris IV-Sorbonne), Ismini Vlavianou est aussi traductrice. Agrégée de Lettres modernes, elle enseigne les Lettres et le Théâtre dans le 93 et cultive un partenariat actif avec la MC93 de Bobigny. Elle initie des projets artistiques européens autour du drame antique et participe à des colloques internationaux sur la pédagogie du théâtre grec.

16-22, rue de Martignac
75007 Paris
Tél. : 01 44 07 97 19

Horaires d’ouverture :
du lundi au vendredi
de 10h à 18h